Bonne résolution 2018 : reprendre le contrôle sur sa vie numérique !

Au fil des années, les services gratuits des géants de l’Internet sont devenus incontournables dans nos vies. Leur modèle économique repose essentiellement sur la publicité (le fameux « Si c’est gratuit, vous êtes le produit »). En matière de publicité, les outils de ciblage comportemental sont devenus de plus en plus perfectionnés et intrusifs (voire réellement malsains en utilisant des vulnérabilités dans les navigateurs). Ce premier billet – en forme de bonne résolution 2018 – a pour objectif de lancer une série d’articles pour reprendre le contrôle de sa vie numérique.

Qu’est-ce que le ciblage comportemental ?

Le ciblage comportemental sur Internet, c’est la possibilité de suivre un internaute dans sa navigation pour personnaliser les contenus (produits, publicités) en fonction de son comportement et de l’identification de ses centres d’intérêt. Pour donner un exemple que beaucoup ont du rencontrer lors des achats de cadeaux de Noël, il suffit de naviguer sur un site de e-commerce depuis son PC (Amazon au hasard) pour retrouver une publicité pour les produits recherchés quelques minutes plus tard sur son smartphone sur un tout autre site, voire une application (Météo France au hasard). A ses débuts, la technologie était assez basique et pouvait sembler inoffensive, voire pratique. Aujourd’hui, je trouve cela franchement pénible et très intrusif.

Comment échapper au ciblage sur Internet ?

Si votre objectif est seulement d’éviter la publicité ciblée, le site YourOnlineChoice lancé par l’EDAA (une association européenne de professionnels de la publicité) devrait répondre à ce besoin. Il permet de désactiver les publicités comportementales pour plus d’une centaine de régies publicitaires participant à l’opération. Vos données personnelles seront toujours collectées à votre insu, et probablement exploitées sans que l’on sache vraiment comment. Mais vous ne devriez plus voir de publicité comportementale.

Aller plus loin : reprendre le contrôle sur sa vie numérique !

En commençant la rédaction de ce billet, j’avais pensé l’intituler Dégooglisons Internet, d’une part pour faire écho à l’initiative de Framasoft et d’autre part parce que je suis (très) dépendant des services de Google. Néanmoins, bien que Google ait ouvert la voie et continuer de dominer la publicité sur Internet, ce n’est pas le seul service à abuser de nos données personnelles pour les monétiser.

C’est pour cela que j’ai préféré l’intituler reprendre le contrôle sur sa vie numérique.

Pour cela, l’approche que je me suis fixé est de :

  1. commencer par faire l’inventaire des services que j’utilise
  2. s’interroger sur la quantité de traces numériques que j’y laisse
  3. puis rechercher des services alternatifs plus respectueux de la vie privée.

Dans le prochain billet, je listerai les solutions que j’ai trouvé et celles que je cherche encore.


Et l’auto-hébergement ?

A l’extrême opposé des géants de l’Internet, il y a l’auto-hébergement : fournir soi-même les services qu’on utilise, c’est à dire :

  • avoir son site Web personnel sur son propre serveur ;
  • être son propre fournisseur de messagerie, de messagerie instantanée…
  • bien sûr, en s’appuyant au maximum sur des logiciels libres

C’est évidemment la solution qui permet un contrôle total sur ses données. Je l’aborderai dans cette série de billets, mais j’essaierai de privilégier des solutions simples et accessibles mêmes aux non-geeks 😉