MA PLAGE PERSO

Le blog d'Hervé Le Roy : Internet, les logiciels libres et la photographie

Optimisations IPREDATOR sur Dedibox / Free

Dans un précédent billet, j'ai expliqué comment configurer PPTP sous Linux pour utiliser le VPN IPREDATOR. Rentrons maintenant dans quelques optimisations complémentaires. Je suppose que vous avez un minimum de connaissances en réseau, sinon passez votre chemin.

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Comment configurer IPREDATOR sous Linux en ligne de commande ?

Mise à jour 29 octobre 2009 : Ajout du keep-alive et de la re-connexion automatique suite au commentaire de Gornack

L'équipe de The Pirate Bay a annoncé il y a quelques mois le lancement d'IPREDATOR, un service de VPN (Virtual Private Network - Réseau Privé Virtuel en français) pour faciliter le surf anonyme sur Internet. Ce service se veut clairement une provocation face à la loi IPRED (Intellectual Property Rights Enforcement Directive) entrée en vigueur en Suède le 1er mai 2009 (un peu l'équivalent de notre HADOPI).

Je m'étais inscrit rapidement à l'annonce du service (début avril) et j'ai finalement reçu une invitation à participer au béta-test cette semaine. Il existe déjà plusieurs articles qui expliquent comment configurer le VPN sur Ubuntu en interface graphique grâce au paquet network-manager-pptp (voir par exemple le billet de Korben). Voyons un peu comment configurer le VPN depuis la ligne de commande, ce qui est indispensable pour installer le VPN sur un serveur dédié sans interface graphique :-)

Commençons par installer le paquet pptp-linux :

sudo aptitude install pptp-linux

Puis éditons le fichier /etc/ppp/chap-secrets avec ce contenu :

# Secrets for authentication using CHAP
# client server secret  IP addresses
$LOGIN  PPTP    $PASSWORD  *

Remplacez $LOGIN et $PASSWORD par votre login et mot de passe IPREDATOR

Editons le fichier /etc/ppp/peers/ipredator avec ce contenu :

pty "pptp vpn.ipredator.se --nolaunchpppd"
name $LOGIN
remotename PPTP
require-mppe-128
file /etc/ppp/options.pptp
ipparam ipredator
lcp-echo-interval 480
persist

Et hop, on peut lancer le VPN :

sudo pppd call ipredator

Vous devriez voir apparaitre une interface ppp0 correspondant au tunnel VPN :

sudo ifconfig
ppp0      Link encap:Point-to-Point Protocol
          inet addr:(votre IP)  P-t-P:(l'IP du tunnel)  Mask:255.255.255.255

C'est terminé pour la partie VPN. Il vous reste à configurer vos logiciels pour utiliser cette IP. Cherchez un paramètre du genre "bind" ou "interface".

DADVSI, HADOPI, LOPPSI : Choisissez le vote sanction le 7 juin 2009

Après le vote des lois HADOPI et DADVSI, avec la projet de loi LOPPSI en préparation, nos libertés numériques sont tous les jours de plus en plus menacées. Cela me rappelle la métaphore de la grenouille dans l'eau chaude, utilisée par Al Gore dans le film Une Vérité qui dérange. Une grenouille, plongée dans l'eau chaude brusquement, sautera immédiatement en dehors de l'eau. La même grenouille, plongée dans l'eau tiède, puis lentement portée à ébullition, restera dans l'eau et mourra (voir l'extrait vidéo) .

Nous sommes comme cette grenouille : nous ne nous rendons pas compte que nos libertés numériques sont en train d'être grignotées une par une. On s'achemine, lentement mais surement, vers un Internet filtré, épuré, bien pensant et surtout pas trop gênant pour le pouvoir en place. Avec les élections Européennes du 7 juin 2009 qui approchent, il est grand temps de se demander quels sont les candidats à même de défendre les libertés numériques et les logiciels libres en Europe.

Il appartient à chacun de s'informer et de choisir en conscience. Je vous donne une piste quand même : vous pouvez commencer à regarder la liste des signataires du Pacte du Logiciel Libre sur le site www.candidats.fr. Écrivez à vos candidats et demandez-leur ce qu'ils pensent d'HADOPI et de LOPPSI, de la place des logiciels libres, de l'extension du copyright en Europe, etc... Surtout ALLEZ VOTER !

Cette image provient de la page d'accueil de The Pirate Bay, il y a quelques jours. Je n'ai pas pu m'empêcher de la réutiliser pour illustrer ce billet.

HADOPI - Lettre à mon député M. Pierre LEQUILLER

Mise à jour du 11/03/2009 : J'ai reçu ce matin la réponse de mon député. Je l'ai rajoutée en intégralité à la fin de ce billet. Je suis déçu de ne pas l'avoir convaincu. Je ne vois dans sa réponse que l'argumentaire habituel du Ministère de la Culture, avec certains arguments imprécis ou tout simplement faux : par exemple, il n'y a pas de mécanisme similaire à la riposte graduée en Angleterre et aux Etats-Unis, les revenus des labels ont continué à progresser ces dernières années malgré la chute du marché du CD, la CNIL a émis des réserves sur la proportionnalité des sanctions, etc... En tout cas, J'ai hâte de suivre les débats à l'Assemblée Nationale cet après-midi. Cela promet d'être houleux.

On ne le répétera jamais assez : si vous souhaitez exprimer votre opinion sur la loi Hadopi, il n'y a pas plus efficace que d'appeler votre député. Certains députés se plaignent de recevoir trop d'emails anti-Hadopi, ce qui signifie que la protestation prend forme et qu'elle commence à être entendue. Il est important de suivre votre envoi par un appel pour s'assurer que votre email ou lettre a bien été lue. Même si vous pensez que votre député est acquis à la cause Hadopi, écvirez-lui et appelez-le. C'est important car les députés qui voteront pour le projet de loi ne pourront pas dire ensuite Nous ne savions pas, nous n'étions pas informé. Quand viendra l'heure des prochaines élections, nous saurons nous rappeler qui a voté pour ou contre le projet de loi.

Je joins ci-dessous la lettre que j'ai adressé à mon député de la 4ème circonscription des Yvelines. Vous pouvez vous en inspirer et y puiser des références, mais surtout ne la copiez-collez pas. Nous avons chacun des raisons différentes de nous opposer à la loi Hadopi. Il est important que votre député comprenne que vous n'agissez pas comme un robot mais comme un citoyen informé qui a pris conscience des enjeux de ce projet de loi.

L'examen du projet de loi commence demain après-midi (mardi 10 mars) à l'Assemblée Nationale. Il reste peu de temps pour informer votre député !

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10 bonnes raisons de dire NON à la loi Hadopi !

Guillaume Champeau excelle dans l'analyse de la loi Hadopi, alors autant pirater franchement sa critique en 10 points de la loi Hadopi. Cette loi est dangereuse parce que liberticide, elle est déjà obsolète et pourtant elle sera très couteuse si elle est appliquée. Le Gouvernement veut sauver ses amis les majors du disque de la faillite annoncée, pourtant il est déjà trop tard. Alors, lisez bien ce qui suit et faites vous votre avis! - Hervé Le Roy

Non à la loi Hadopi
Société 2.0 -

La loi Hadopi, rebaptisée "Loi Création et Internet", prévoit de mettre en place une Haute Autorité chargée d'avertir d'abord et de sanctionner ensuite les internautes qui ne respecteraient pas les droits d'auteur sur Internet. Selon un sondage réalisé récemment par l'industrie, 74 % des Français seraient favorables à ce système de riposte graduée plutôt qu'à la loi actuelle. Numerama liste 10 raisons non exhaustives pour lesquelles il est impératif de rejeter la loi Hadopi. Piratez-les sur votre blog, sur les forums et dans vos mails !

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Nicolas Sarkozy déclare la guerre aux Internautes

Nicolas Sarkozy entre en guerre contre les Internautes

C'est une véritable déclaration de guerre que Nicolas Sarkozy a envoyé ce matin aux internautes en prononçant un discours à l'occasion de la remise par Denis Olivennes de ses conclusions sur la mission de lutte contre le téléchargement illégal. Accusant les internautes de "comportements moyenâgeux" et de "vol à l'étalage", il oppose le "Far-Ouest" d'Internet au monde "civilisé". Plus fort encore, c'est avec la modestie naturelle qu'on lui connait bien qu'il annonce avoir "trouvé le « graal » permettant de résoudre le problème de la piraterie". Rien que ça.

En réalité, avec l'accord Olivennes, on assiste au dernier baroud d'honneur des majors, avec la mise en place d'une politique du tout répressif chère à notre Président:

  • Surveillance généralisée d'Internet
  • Avertissement des pirates par e-mail
  • Suspension voire résiliation de leur abonnement Internet
  • Inscription sur un répertoire national des abonnés résiliés
  • Etude des solutions de filtrage
L'accord a été conçu PAR les industries culturelles, POUR les industrielles cultures et CONTRE les Internautes. Les majors du disque n'ont pris aucun engagement pour éradiquer les DRM (seulement une déclaration d'intention), ils n'ont pris aucun engagement pour une accessibilité financière et une diversité de l'offre légale. A aucun moment, la question du coût de l'offre légale n'est abordé dans l'accord Olivennes. Naturellement, les associations de consommateurs et les associations d'Internautes n'ont pas signées. Malheureusement, les FAI ont signés, mais avaient-ils le choix? (cf le chantage fait à Free pour l'obtention de la 4ème licence 3G).

Maintenant, que va t'il se passer? Vous pensez que les ventes de CD et de DVD vont monter en flèche à Noël? Bien sur que non, bien au contraire. Les ventes de supports physiques vont continuer de décliner, les ventes de fichiers numériques vont stagner voire décroitre. Je pense que l'industrie va devoir faire face à un boycott massif de la part de ses consommateurs. C'est la première fois dans l'histoire économique que l'on voit une industrie s'attaquer à ses clients plutôt que de chercher à comprendre leurs envies, leur attentes, leurs besoins... C'est absurde.

Comment beaucoup d'autres Internautes, JE N'OFFRIRAI PLUS DE CD/DVD A NOEL et NE M'OFFREZ PAS CD/DVD NON PLUS. Je souhaite la disparation de l'industrie culturelle sous sa forme actuelle, une industrie misérable par son égocentrisme irresponsable qui la mène droit à sa perte. Pas plus cet accord Olivennes que la loi DADVSI ne peuvent aller contre le sens de l'histoire numérique. C'est une REVOLUTION CULTURELLE qui est en marche avec Internet. Ses héros sont les Logiciels Libres comme LINUX, les licences Creatives Commons et les communautés comme Wikipedia. CE mouvement de fond n'est pas prêt de s'arrêter.

VIVE L'INTERNET LIBRE

Ministre de la Culture ou Maitre-Chanteuse ?

Ministre de la Culture ou Maitre-Chanteuse ?

Je crois nager en plein cauchemar de politique-fiction ce soir. Selon cet article de Ratiatum, "la ministre de la Culture Christine Albanel a rencontré Free vendredi pour conditionner l'obtention d'une licence 3G à la collaboration de l'opérateur dans la lutte contre le piratage". Au début, franchement je n'y crois pas, je me dis que Ratiatum doit forcir un peu le trait et je me demande quelle peut bien être la source de l'information ? Free aurait relaté le contenu de l'interview ? ...

MAIS NON, personne n'a vendu la mèche: notre Ministre a tout simplement envoyé un communiqué de presse, pour relater son entretien avec Maxime Lombardini, le Directeur Général du groupe Iliad (propriétaire de Free). Plus tôt dans la semaine, c'était la Société civile des Producteurs de Phonogrammes en France (SPPF) qui découvrait "avec stupéfaction" le service de partage de fichiers de Free.

Mais enfin, de quoi parle t'on pour offusquer notre industrie culturelle et son caniche la Ministre de la Culture ? Un service de partage de fichier par FTP. Ah ? Oui ? Mais encore ? ... Les majors et notre Ministre viennent-ils vraiment de découvrir Internet cette semaine ? Je me suis connecté à Internet pour la première fois en 1994 avec un modem RTC : une boite aux lettres et un espace web pour créer ma page perso étaient naturellement inclus dans mon abonnement. C'était et c'est toujours l'essence même Internet !

Que s'est-il passé pendant ces 13 dernières années ? Internet s'est démocratisé pardi !... et personne n'a rien vu venir, surtout pas les majors qui s'obstinaient à ne pas ouvrir les yeux. Ah oui, en 1994, lorsque j'ai encodé mon premier album MP3, cela a pris 8 heures sur mon 486 DX4 100 (presque une heure par titre en -hq). Alors forcément, nous n'étions pas très nombreux à saisir les fabuleuses opportunités permises par la numérisation du savoir (les textes, les images, les sons... le fameux multimédia qui était sur toutes les lèvres quelques années plus tard).

Madame la Ministre, la question n'est pas de savoir si vous pouvez encore freiner l'essor du piratage, la question est comment permettre la rémunération des artistes dans cette nouvelle économie numérique ? Arrêtez de vous faire l'écho des majors de l'industrie culturelle : leur combat est déjà perdu, ils ont vécu leur heure de gloire au siècle dernier. De la même façon que l'industrie minière ou textile a quasiment disparu en France, l'industrie du disque (dans sa forme actuelle) est condamnée à disparaitre. Point final.

Pour une fois, cessez de bander les plaies d'une industrie malade avec des remêdes à court terme (la taxe sur la copie privée, les radars sur Internet, les menaces sur les FAI, ...). Penchez vous avec lucidité sur le fonctionnement de la propriété intellectuelle dans l'économie du 21ème siècle. Lisez les essais de Lawrence Lessig, à commencer par Free Culture que vous pouvez acheter sur Amazon ou télécharger librement.

Du courage politique, bon sang!