Mise à jour du 11/03/2009 : J'ai reçu ce matin la réponse de mon député. Je l'ai rajoutée en intégralité à la fin de ce billet. Je suis déçu de ne pas l'avoir convaincu. Je ne vois dans sa réponse que l'argumentaire habituel du Ministère de la Culture, avec certains arguments imprécis ou tout simplement faux : par exemple, il n'y a pas de mécanisme similaire à la riposte graduée en Angleterre et aux Etats-Unis, les revenus des labels ont continué à progresser ces dernières années malgré la chute du marché du CD, la CNIL a émis des réserves sur la proportionnalité des sanctions, etc... En tout cas, J'ai hâte de suivre les débats à l'Assemblée Nationale cet après-midi. Cela promet d'être houleux.
On ne le répétera jamais assez : si vous souhaitez exprimer votre opinion sur la loi Hadopi, il n'y a pas plus efficace que d'appeler votre député. Certains députés se plaignent de recevoir trop d'emails anti-Hadopi, ce qui signifie que la protestation prend forme et qu'elle commence à être entendue. Il est important de suivre votre envoi par un appel pour s'assurer que votre email ou lettre a bien été lue. Même si vous pensez que votre député est acquis à la cause Hadopi, écvirez-lui et appelez-le. C'est important car les députés qui voteront pour le projet de loi ne pourront pas dire ensuite Nous ne savions pas, nous n'étions pas informé
. Quand viendra l'heure des prochaines élections, nous saurons nous rappeler qui a voté pour ou contre le projet de loi.
Je joins ci-dessous la lettre que j'ai adressé à mon député de la 4ème circonscription des Yvelines. Vous pouvez vous en inspirer et y puiser des références, mais surtout ne la copiez-collez pas. Nous avons chacun des raisons différentes de nous opposer à la loi Hadopi. Il est important que votre député comprenne que vous n'agissez pas comme un robot mais comme un citoyen informé qui a pris conscience des enjeux de ce projet de loi.
L'examen du projet de loi commence demain après-midi (mardi 10 mars) à l'Assemblée Nationale. Il reste peu de temps pour informer votre député !




